Envie d’un trip entre copines, six jours entre marche, beaux hôtels, piscine et spa ? Je te propose le parcours parfait : le chemin de Compostelle portugais, de Porto à Caminha, le long de l’océan. Une rando en Europe, à un vol direct de Paris. En plus, au Portugal, il fait en général plutôt beau. Je te donne mon avis sur le parcours et sur chaque hôtel.
Par AmelieRandoPortugal
Marché la dernière semaine de septembre 2026
Voyage personnelAucun partenariatPas de lien affilié
Le parcours en bref.
Si tu hésites à te lancer sur un chemin de Compostelle, celui-ci est une très bonne porte d’entrée. Le chemin portugais de la côte longe l’Atlantique, avec très peu de dénivelé. Il est bien balisé, les coquilles jaunes te suivent partout, et on n’y marche jamais vraiment seule.
Et le soir, changement de décor : on a dormi dans des hôtels 4 et 5 étoiles, avec piscine ou spa pour certains. Le tout pour environ 550 € par personne pour six jours, avion compris. Marcher la journée, se faire chouchouter le soir : c’est exactement le mix que je cherchais.
Les repères
Quand
Dernière semaine de septembre 2026
Départ
Agudela, en taxi depuis l’aéroport de Porto (12 €)
Arrivée
Caminha, à la frontière espagnole
Durée
6 jours : arrivée le jeudi tôt le matin, retour à Paris le mardi vers 19 h
Étapes
5 jours de marche, 5 nuits
Budget
Environ 550 € par personne pour les 6 jours, avion + toutes les nuits en hôtels 4 et 5 étoiles (fin septembre 2026)
Rythme
Départ vers 10 h, arrivée vers 16 h, 22 à 25 km par jour
Distance
Un peu moins de 90 km au total (distances indicatives)
Dénivelé
Très faible, le chemin suit la côte
Retour
Train de Caminha à Ermesinde, puis taxi ou Uber (env. 15 €)
Mon ressenti
Difficulté
Facile, vraiment faisable
Avec qui
Mes copines
Ambiance
Beaucoup de pèlerins, des gens très sympas
Météo
Pas un temps de rêve, mais doux dans l’ensemble
Arriver à Porto sans perdre une journée.
On a pris le vol Transavia de 6 h du matin depuis Paris. Je sais, le réveil pique. Mais c’est génial : à 8 h, on était à Porto, avec toute la journée devant nous pour la première marche.
À l’aéroport, on n’est pas retournées dans Porto. Il y avait quand même pas mal de distance, et on voulait être sûres de ne pas finir épuisées dès le premier soir. On a pris un taxi qui nous a déposées directement sur le chemin, à Agudela, en bord de mer. Il y a des petits cafés, parfait pour prendre un petit-déjeuner en arrivant. Le taxi nous a coûté 12 €, carrément abordable.
Mon conseil : ce taxi raccourcit la première journée sans rien enlever au plaisir. Tu commences directement face à l’océan.
6 h du matin, quelque part au-dessus des nuages.
Les cinq étapes.
Le tracé est simplifié. Distances indicatives.
1
Agudela → Vila do Conde
env. 13 km
2
Vila do Conde → Esposende
env. 24 km
3
Esposende → Viana do Castelo
env. 24 km, une trentaine avec le détour jusqu’à l’hôtel
4
Viana do Castelo → Vila Praia de Âncora
env. 19 km
5
Vila Praia de Âncora → Caminha
env. 8 km
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Le retour
Train de Caminha à Ermesinde, puis taxi ou Uber jusqu’à l’aéroport (env. 15 €).
Le chemin, mon avis.
Même les barques indiquent le chemin.
Mon avis sur le chemin de Compostelle portugais ? Très pittoresque. Surtout au début, entre Agudela et Vila do Conde : on traverse des petits villages de pêcheurs très typiques, des petites villes vraiment portugaises, des petits ports, et ça sent la mer très fort. Nous, on n’a pas eu de chance avec la météo, donc forcément c’était moins joli. Avec du soleil, ça doit être superbe.
Et les gens sont hyper sympas. Les autres pèlerins, mais aussi les locaux, vraiment. Fin septembre, il y a beaucoup de monde sur le chemin : on n’est jamais seule bien longtemps.
Des passerelles en bois, l’océan au bout, et des pèlerins partout.
Les pèlerins sont plutôt plus âgés que nous, autour de 60-70 ans. On a même croisé un couple d’Américains : lui avait 85 ans, elle 92.Comme quoi, la randonnée, ça entretient.
Et Compostelle est partout. Les coquilles jaunes balisent la route du début à la fin, et les pèlerins laissent des traces tout au long du chemin : rubans, galets peints, coquilles écrites à la main. Sur l’une d’elles, j’ai lu : « Le Camino est une métaphore de la vie. On part sans savoir à quoi s’attendre, on avance pas à pas, et on fait confiance au chemin. » Difficile de mieux résumer.
Une journée type.
On partait en général vers 10 h, pour arriver vers 16 h. Entre les deux, une vraie pause d’une heure pour déjeuner, et des arrêts au gré de nos envies : un café, une plage, une photo (ou dix). Pas de course, pas de chrono.
Et si une journée te paraît trop longue, pas de panique : il y a des Uber partout sur le parcours. Tu peux facilement couper un bout de route si tu en as envie.
Fin septembre, les commerces étaient ouverts, donc c’était facile de trouver de quoi manger ou boire en route. Et comme il ne faisait pas très chaud, on n’avait pas un besoin en eau de folie.
Quatre copines, quatre petits sacs.
Bon à savoir
Le sac : petit, et tant mieux.
Attention si tu pars avec Transavia : le sac à dos en cabine doit faire 40 × 30 × 20 cm. Pour six jours, on avait donc un tout petit sac à dos.
Et en fait, ça le fait carrément. Pas besoin d’emporter 12 000 trucs. Résultat, c’était génial : sur le chemin, on n’avait pas un poids de folie à porter. Même avec 22 à 25 km par jour, ce n’était jamais le sac qui gênait.
Mon conseil : fais ton sac comme si tu partais trois jours. Ton dos te dira merci dès le deuxième.
Où dormir.
Étape 1 · Vila do Conde
The Lince Santa Clara
À la base, on avait réservé au Villa C Spa. Et on a été surclassées au Lince Santa Clara, un hôtel exceptionnel, pour le même prix !
Mon avis sur The Lince Santa Clara : absolument magnifique. Un hôtel historique installé dans un bâtiment monumental qui domine la ville, avec des salons sous les voûtes en brique et un buffet de petit-déjeuner bien garni avant de repartir.
Le spa est à l’eau de mer. Attention, bonnet de bain indispensable, sinon il faudra l’acheter sur place. La piscine extérieure, on ne l’a pas testée : trop froide pour nous, et il ne faisait pas beau ce jour-là.
Un hôtel très propre, avec une chambre sympa : on avait deux chambres côte à côte. On n’est pas allées à la piscine. Le soir, on a dîné au restaurant de l’hôtel, et c’était super. La clientèle n’est pas très jeune dans l’ensemble, et l’accueil n’était pas hyper chaleureux. Mais franchement, rien à dire, c’était propre.
L’hôtel est bien : grande réception, très belle chambre, face à la mer. On y a pris l’apéro, rien à redire. Par contre, fuis le spa. Une espèce de piscine municipale avec jacuzzi, des mouches partout aux fenêtres, une odeur d’eau de Javel à fond et un monde fou. Pas bien entretenu. On y est restées dix minutes, puis bonne douche pour être sûres de ne rien avoir attrapé. Bonnet de bain obligatoire, là aussi.
Attention, l’hôtel est un peu plus loin que la fin de l’étape : c’est la journée la plus longue, une bonne trentaine de kilomètres. On a fini le dernier bout en Uber.
Ici, pas un hôtel classique : on avait pris un appartement pour quatre, avec deux lits de 140 et un lit de 120. Tout neuf, salle de bain comprise, sur le front de mer en pleine ville, très facile d’accès à pied. Balcon face à la mer et à l’estuaire, superbe lumière du soir. On a vraiment beaucoup aimé. Le train passe derrière, mais c’est super bien isolé : aucun bruit, super nuit.
Aucun service sur place, ni dîner ni petit-déjeuner, il faut se débrouiller. Le lendemain matin, on a trouvé une boulangerie très sympa dans le cœur de ville, à cinq minutes à pied. On s’y est posées pour le petit-déjeuner avant de partir : canon, et un super départ de journée.
Un bel hôtel, et une arrivée super : le chemin arrive pile face à l’hôtel, à l’entrée de la ville. Chambre bien, installations correctes même si un peu vieillissantes. Le restaurant est moyen : on a mangé au bar le midi, service très long, pas fou. Avec du soleil, la terrasse face à la piscine doit être très sympa.
Le spa, lui, est vraiment très sympa : hammam, sauna, quelques transats et une piscine avec jeux d’eau. Et on était toutes seules ! On s’y est aussi fait masser : environ 50 € les 30 minutes, dans une cabine à l’étage. Massage très sympa, un vrai bon moment. Et juste en face de l’hôtel, un restaurant nous a servi de loin notre meilleur repas de tout le voyage.
À Caminha, on a pris le train jusqu’à Ermesinde, en banlieue de Porto. Puis un taxi jusqu’à l’aéroport, une quinzaine d’euros. On a même appelé un Uber : il y en a sans souci.
En résumé : une arrivée et un retour simples et pas chers. Parfait.
Le balisage, ici à Castelo do Neiva.
Le voyage entre copines idéal ?
Où partir entre copines en Europe pour randonner ?
Le chemin de Compostelle portugais par la côte coche toutes les cases : de la marche le long de l’océan, des villages de pêcheurs pittoresques, et de beaux hôtels avec piscine ou spa le soir.
Une rando pas loin de Paris ?
Un vol direct Paris-Porto, départ à 6 h, et tu marches le matin même. On est parties le jeudi tôt le matin et rentrées le mardi vers 19 h. Six jours, sans perdre de temps dans les transports.
Combien coûte ce voyage entre copines ?
Environ 550 € par personne pour les six jours, avion compris et toutes les nuits en hôtels 4 et 5 étoiles. Prix de fin septembre 2026.
Faut-il être très sportive ?
Non. Le chemin est facile, avec très peu de dénivelé. Compte 22 à 25 km par jour, de 10 h à 16 h avec une vraie pause le midi. Et si une étape te paraît longue, il y a des Uber partout.
Mon avis
Mon avis sur le chemin portugais de la côte : un très beau parcours, et vraiment très sympa.
J’ai aimé
Un chemin facile d’accès, presque sans dénivelé, faisable facilement. Le petit sac léger. Les beaux hôtels à l’arrivée. Et l’ambiance avec les autres pèlerins.
Bon à savoir
Beaucoup de monde fin septembre, et une météo pas toujours au rendez-vous. Pense au bonnet de bain pour les spas. Et l’étape 3 est longue : un Uber peut aider.
Pour qui ? Une première fois sur le chemin de Compostelle, ou six jours entre copines qui mélangent marche, beaux hôtels, piscine et spa. Pour environ 550 € par personne, avion et hôtels compris.
Amelie
47 ans, photographe. J’essaie, je pars, je reviens et je te dis tout.